Contrainte : rédiger l’article en partant d’une anecdote personnelle (storytelling)

J’ai peu confiance en moi mais je suis plutôt du genre à me bouger et ne pas rester sur mes acquis. Depuis mon enfance, j’ai peur de l’eau. Merci le maître nageur à la piscine en primaire… Chaque début d’année à l’école, lorsque le professeur d’EPS annonçait qu’on irait à la piscine dans l’année, même si c’était au troisième trimestre, j’en avais des maux de ventre toute l’année. Une phobie, pure et véritable.

Les débuts de l’aquaphobie

A l’âge adulte, j’en ai eu marre de vivre avec ce que je considérais comme un handicap. Mon mari adore l’eau et au début de notre relation, je restais sur la serviette à la plage pendant qu’il se baignait. Je ne profitais jamais de rien. Mettre la tête sous l’eau était pour moi une hantise. Un jour j’ai voulu en finir avec ça et je me suis inscrite à un cours d’aquaphobie.

Une nouvelle relation à l’eau

J’ai appris à mettre la tête sous l’eau, à faire la planche, à bien respirer sous l’eau, à nager la brasse coulée. Le prof était pas mal mais un peu flippant par moment. Puis j’ai trouvé un autre prof. Son aide m’a été très précieuse. En parallèle des cours d’aquaphobie, j’ai fait des séances d’hypnose eriksonienne. Cela a transformé ma relation à l’eau.

Le plaisir d’être dans l’eau

Petit à petit, j’ai appris à faire des choses qui me paraissaient incroyables, quand des enfants les font dès leur plus jeune âge. Me jeter en avant ou en arrière dans l’eau (même en ayant pied avec de l’eau jusqu’à la taille seulement), aller chercher des objets au fond de l’eau, faire des coulées, plonger depuis le bord ou encore aller tout au fond du grand bassin en me tenant à une perche et remonter seule. J’ai fait tout ça. Parce que je n’en pouvais plus d’être tétanisée dès que je n’avais plus le bord pour me tenir. Parce que je voulais en profiter et simplement ne plus avoir peur.

L’envie de partager de bons moments en famille

Apprivoiser sa plus grande peur est une belle façon de sortir de sa zone de confort. Et même si je ne serai jamais une grande nageuse et qu’il me reste encore quelques appréhensions, aujourd’hui je peux nager sur le dos, mettre la tête sous l’eau avec mon mari et ma fille pendant nos vacances. Elle n’a pas encore sept mois et elle adore déjà l’eau. Elle s’est régalée à la piscine et à la plage pendant nos vacances et mettre la tête sous l’eau ne lui fait pas peur. Elle cherche même à la mettre elle-même, avec un grand sourire aux lèvres. Je ferai tout pour qu’elle n’ai pas peur de l’eau mais je me rends compte que ma phobie est encore un peu présente quand je la vois dans l’eau.

La confiance retrouvée

Sortir de sa zone de confort, cela implique beaucoup de courage (je ne dis pas cela parce que je l’ai fait, c’est le cas, quelle que soit la situation que l’on affronte), de la détermination, de la volonté mais aussi de la patience. Et cela donne de la confiance, on se sent fier(e) de soi à chaque progrès, si infime soit-il. C’est vraiment ce que j’appelle un « bon gros kiff ».

Et vous, qu’est ce qui vous fait sortir de votre zone de confort ?

Photo by Josh Couch on Unsplash

2 thoughts to “Article 10 défi août : sortir de sa zone de confort

  • Olivier

    Il y a quelques temps j’ai lu un truc qui m’a bien plu sur la zone de confort : qu’il ne fallait pas forcément sortir de sa zone de confort, mais plutôt élargir sa zone de confort… Ça donne plus une idée d’élargissement de ses compétences, j’ai bien aimé l’image…
    En tout cas bravo pour ta prise d’initiative, c’est vraiment une fierté pour toi je suis sûr. Ayant aussi appris à nager vers 30ans, il n’y a pas d’âge pour se surpasser 🙂

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    • Alexandra

      Bonjour Olivier,
      Merci beaucoup pour ton commentaire ! En effet c’est une vision super intéressant. Ça donne en effet une image moins contraignante, plus douce. J’aime beaucoup aussi 😉 Merci pour ce partage !
      A bientôt 😉 Bon dimanche ! Alexandra

      Répondre

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