Mes défis

Article 25 défi août : mon quotidien d’e-commerçante entrepreneuse salariée

25 août 2018

Contrainte : rédiger mon article alors que nous sommes samedi soir, 22h passées, pour respecter l’objectif que je me suis fixée en début de mois (et oui, il y a des jours difficiles, et je note que c’est surtout le week-end car on est souvent à  droite à gauche chez la famille, à faire les courses, le ménage et préparer la semaine).

Mon statut d’entrepreneure salariée

Dans ce 25ème article je souhaitais aborder mon quotidien d’e-commerçante entrepreneuse salariée. E-commerçante, vous savez tous ce que c’est. Entrepreneuse salariée, je ne suis pas sûre que tout le monde sache. Je fais partie d’une coopérative d’activités et d’emploi (CAE) qui s’appelle Appuy Créateurs. J’y suis depuis 5 ans maintenant. Cette structure héberge administrativement et juridiquement les porteurs de projets qui souhaitent tester leur activité avant de se lancer dans la création d’une société. On peut également y rester sur le long terme si on ne veut pas créer de société. Et pour le moment j’avoue que c’est mon choix. J’ai connu l’URSSAF et le RSI par le passé et rien que pour ça je n’ai plus envie de créer une société. C’est triste mais c’est véridique. Et chez Appuy Créateurs, je me sens beaucoup moins seule que lorsque j’avais créé ma SARL.

Une dynamique de réseau motivante

On est encadré par l’équipe qui gère notre comptabilité chaque mois (on remet une note de frais et un chiffre d’affaires mensuel et ils font le reste) et nous accompagne d’un point de vue commercial si on le souhaite. On bénéficie de la dynamique de réseau de la CAE qui compte près de 200 entrepreneurs. Des petits-déjeuners des entrepreneurs sont organisés tous les deux mois et des rendez-vous réguliers permettent de nous rassembler et échanger des astuces. Des ateliers sont également proposés pour nous aider dans notre développement.

Les conditions financières de ce statut

Concrètement, j’exerce mon activité depuis chez moi et je suis hébergée administrativement par la CAE. Sans elle, je n’existe pas et Chakaiclub n’existe pas juridiquement. En « contrepartie », on reverse 10% de notre marge commerciale à Appuy Créateurs. On paye nos charges patronales et salariales à la fois. Au final quand on déduit tout ça de notre chiffre d’affaires, il ne reste pas grand chose mais le statut de salariée, l’encadrement, la possibilité de toucher des indemnités chômage en cas d’arrêt de mon activité me rassurent. Actuellement, je bénéfice d’un congés parental et j’ai pu également profiter d’un congés maternité pour la naissance de ma fille et cela m’a grandement aidée. Certes je reste entrepreneuse donc pendant que je suis en congés maternité et parental, je ne travaille pas, donc je ne rentre pas de chiffre d’affaires mais je perçois des indemnités qui me dépannent pendant ces quelques mois où voir ma fille chaque jour grandir et progresser est un vrai bonheur.

Une organisation totalement personnelle, comme tout entrepreneur

Comme je le disais plus haut, j’exerce mon activité chez moi, j’ai mon bureau et un atelier pour mon thé. J’organise mes rendez-vous à l’extérieur comme je le souhaite, je vais voir mes fournisseurs et sous-traitant (mon ESAT qui conditionne mon thé) quand je le souhaite. Je n’ai pas d’horaires imposés, je gère tout cela comme je l’entends. La seule chose qui change par rapport à un entrepreneur « classique » c’est le statut. Et lorsque j’établis mes factures, je dois faire figurer la mention Appuy Créateurs / Chakaiclub pour le thé ou Appuy Créateurs / Alexandra Soulier pour mes misions. C’est parfois déroutant au départ pour certaines personnes mais quand on explique, tout se passe bien !

Un statut rassurant et confortable

C’est pour moi très rassurant d’avoir la coopérative près de moi et même s’il y des imperfections, je ne me vois pas quitter cette CAE pour le moment. Tant que je peux y exercer mes activités, je reste 🙂 J’ai un projet d’une nouvelle activité qui ne pourra peut-être pas être hébergée (on est assurés et l’assurance donne son accord ou non pour l’activité exercée) donc je devrai réfléchir à un statut, et ça me mine d’avance…

Quel est votre statut ? Vous connaissez le régime d’entrepreneur salarié ? Ça vous intéresse ?

Photo par IN BOSSMODE sur Unsplash

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